"Eines Abends setzte er an sich an seinen Tisch vor ein weißes Blatt Papier.

Es war jetzt Frühling.

Das Fenster war in der lauen Nacht geöffnet.

Einer der Zweige der großen Akazie, die im Garten wuchs, berührte fast die Mauer, und er konnte die von der Lampe beleuchteten Zweige mit ihren federartigen Blättern sehen, die vor dem Hintergrund der Finsternis leise bebten, die ovalen, vom elektrischen Licht grell grün gefärbten Foliolen, die hin und her wieder schwankten wie Federbüschel, plötzlich von einer eigenständigen Bewegung durchzuckt, als ob der ganze Baum erwachte, schnaubte, sich schüttelte, und dann besänftigte sich alles, und sie sanken zurück in ihre Regungslosigkeit."


"Un soir il s'assit à sa table devant une feuille de papier blanc.

C'était le printemps maintenant.

La fenêtre de la chambre était ouverte sur la nuit tiède.

L'une des branches du grand acacia qui poussait dans le jardin touchait presque le mur, et il pouvait voir les plus proches rameaux éclairés par la lampe, avec leurs feuilles semblables à des plumes palpitant faiblement sur le fond de ténèbres, les folioles ovales teintées d'un vert cru par la lumière électrique remuant par moments comme des aigrettes, comme animées soudain d'un mouvement propre, comme si l'arbre tout entier se réveillait, s'ébrouait, se secouait, après quoi tout s'apaisait et elles reprenaient leur immobilité."


Claude Simon, L'Acacia. Paris 1998, Les Éditions de Minuit.
Die Akazie. Aus dem Französischen ins Deutsche übersetzt von Eva Moldenhauer, Frankfurt am Main 1991, Suhrkamp Verlag.



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